Johnny Dynamite & The Bloodsuckers bousculent l’anticyclone de la mélancolie

Johnny Dynamite & The Bloodsuckers - The Last Ones Calfeutrés pour éviter le mordant d’un soleil qu’aucun nuage ne parvient à estomper, il n’y avait pas grand-chose pour égayer le quotidien et refréner cette mélancolie qui envahit les jours d’oisiveté. La mise en ligne d’un nouveau single de Johnny Dynamite & The Bloodsuckers vient donc à point nommé pour faire souffler une légère brise sur nos états d’âme.

Un an après son second album, Sleeveless (Born Losers Records), bien plus profond et personnel que ne le laisserait croire le vernis très connoté 80’s qui le maquille, l’Américain à la tignasse digne de John Mellencamp à son paroxysme capillaire a cessé de faire le pitre pour planquer ses émotions à fleur de peau. Oh bien sûr la vidéo qui accompagne The Last Ones enfile les clichés dans un registre de série Z que le trio a choisi comme marqueur esthétique. Probablement est-ce là encore une pirouette pour plaider l’auto-dérision et minorer le degré de pathos que dégagent les compositions de John Morisi. Si les 3 garçons sont plutôt goguenards en société, ils s’alimentent d’un romantisme suranné dont les sources remontent au creux de la new wave dans sa version la plus catchy. On pensera encore une fois à A-Ha ou Tear For Fears pour cette façon de scander des phrases d’une simplicité juvénile et ces guitares qui s’enroulent autour d’elles-mêmes. Le miracle dans tout ça, c’est que le résultat n’est pas mièvre et transcende encore une fois l’exercice de style.

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