Roulette Memory #43: Flowered Up / A Life With Brian

Flowered Up - A Life With BrianLa question ne se pose même plus aujourd’hui car peu nombreux sont ceux qui se souviennent de l’existence de Flowered Up. A l’époque, en 1991, il s’agit de savoir si ces types sont vraiment bons ou s’ils ne sont qu’une version londonienne, dégradée et atrophiée des Happy Mondays. A vrai dire et avec le recul, les Flowered Up étaient moins marrants et brillants que Shaun Ryder et sa bande mais étaient parfois plus convaincants et emballants que les Inspiral Carpets et aussi beaucoup plus cools et canailles que The Charlatans.

A Life With Brian est leur unique album et un vrai chouette témoignage de l’ère baggy. Le disque repose sur des rythmiques affolées et affolantes, montées sur des flûtes façon Pan sous ecstasy, des machines et un groove joué à la guitare qui lorgne vers le rock FM et témoigne de la virtuosité (au dessus de la moyenne) du groupe. Lancé par Heavenly Records, le groupe  atterrit pour ce premier LP sur London Records et reprend quelques uns de ses singles iconiques, à l’exception de leur hit Weekender qui sort peu après et qui n’intégrera le disque (changé en best of) qu’au bénéfice des rééditions.

Ici, It’s On et Phobia sortent du lot mais, avec le recul, la plupart des morceaux sont plutôt réussis. Le batteur John Tuvey est un tueur et on adore le chant rebelle de Liam Maher. Malgré le beau succès rencontré par Weekender, hymne parfait pour les fêtes finissantes, Flowered Up n’arrive à rien de bon. Les membres se bousillent en sessions studio foireuses et qui ne débouchent sur rien et sombrent (à des degrés divers) dans la came. Flowered Up est le groupe des soirées tristes, des fins de weekend difficiles. Quelques derniers morceaux émergent en 1994 et puis le groupe se sépare. La fête est finie. Des velléités de reformation sont rapportées en 2007 et puis en 2009, Maher tombe d’une overdose. Ceux qui veulent découvrir un bon groupe mineur peuvent y aller voir. On a acheté ce disque à l’époque et on l’a gardé jusque là. C’est la vie et elle n’est pas toujours rose.

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