Chez John Cale, le temps passe mais l’élégance reste. De passage à Paris lundi 3 mars au Trianon, John Cale nous a livré un set très classe au répertoire pointu. Entre titres récents et raretés du milieu des années 70, l’héritage du Velvet Underground se ressent encore malgré les années, à travers des versions hypnotiques et rallongées de titres tels que Cable Hogue ou Rosegarden funeral of Sores et un batteur (presque) sans cymbales.
Mais loin de jouer sur une quelconque nostalgie, le Gallois continue de nous prouver qu’il est avant tout un artiste, dans le sens le plus noble du terme, sans concessions, dont le goût de l’expérimentation ne s’est jamais démenti. Sa facette rock revient de temps à autres, notamment sur My Maria ou Do Not go Gentle in that Good Night. Et il nous fait même le plaisir de jouer de la guitare pendant un petit moment, ce qui n’était pas le cas lors de sa venue à la Salle Pleyel en 2023. Seul bémol néanmoins: nous n’avons pas eu droit à Waiting for The Man, qu’il a joué en rappel sur les précédentes dates de cette tournée.
Le concert s’achève finalement avec une émouvante version de Heartbreak Hotel, sur laquelle à défaut de briser nos cœurs, John Cale les hante par sa voix et sa présence.
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