Les Instantanés d’Imara #18 – Sparks à Paris

Sparks mad paris juin 2025

Lundi soir à Paris, dans le cadre de la tournée promo de leur nouvel album Mad, le groupe Sparks a illuminé la Salle Pleyel. En cette soirée caniculaire, les frères Mael ont été ponctuels et sont montés sur scène à 21h tapantes. Vêtu d’un costume bariolé, le toujours fringuant Russell Mael s’annonce dans un français impeccable avant de présenter son frère, l’imperturbable Ron Mael aux claviers. Sa pratique de la langue de Jacques Dutronc s’est améliorée, puisque Russell s’est exprimé en français durant tout le spectacle.
So may we start ? C’est ainsi que le concert démarre avec ce titre issu de la comédie musicale Annette dont ils ont composé la musique et qui ouvre leurs concerts depuis trois/quatre ans.

Vient en second un extrait de leur nouvel album, Doing Things My Own Way. Un titre qui leur ressemble bien, tant les frères Mael n’ont jamais rien fait comme tout le monde et ne ressemblent à personne.

On entre dans le vif du sujet avec Reinforcements, un morceau de l’album Propaganda (1974). La voix de Russell, claire et cristalline, est restée intacte malgré les années. Sur scène, il sautille, gigote, tape des mains avec enthousiasme. Son frère Ron est tout en sobriété, aussi bien dans son attitude que sur le plan vestimentaire. Ces deux-là, c’est le Yin et le yang. L’Extraversion et l’introversion. Et c’est également cette complémentarité qui plaît et fait le charme de Sparks depuis toutes ces décennies.

 

Sparks à Paris juin 2025

Le concert se poursuit avec deux morceaux issus de Number One in Heaven, leur excellent album de 1979 produit par Giorgio Moroder (ce que rappelle d’ailleurs Russell en introduction): Academy Award Performance et Beat the Clock.
Le reste de la setlist comporte des chansons plus obscures de leur discographie: Goofing Of (Introducting Sparks, 1977) , Whippings and Apologies (A Woofer in Tweeter’s Clothing,1973) ainsi que des titres de leur nouveau disque.

Sur Surburban Homeboy (Lil’ Beethoven, 2002), Ron Mael se tient un peu timidement devant le micro et nous livre un chanté-parlé tout à fait appréciable. L’ironique Music That you can dance to (à laquelle nous avons souvent droit aux concerts de Sparks) porte bien son nom et fait bouger toute la salle.

When do I get to sing “My Way”, classique plus tardif de leur répertoire sonne bien mieux sans son encombrante production typiquement années 90 et se montre telle quelle: géniale.

The Number One Song in Heaven est un morceau toujours attendu par le public, et pas seulement pour les envolées lyriques de Russell. Les fans le savent, ce qu’ils attendent a lieu pendant la partie instrumentale: la petite danse de Ron Mael. Ron se lève puis commence à esquisser quelques pas de danse avant de regagner sagement sa place, sous les yeux de la foule ravie et amusée.

Quelques notes de claviers retentissent. Des notes immédiatement reconnaissables pour n’importe quel amateur du groupe: c’est bien sûr l’incontournable This town ain’t big enough for the both of us. Remerciements au public, toujours en français, de Russell. Il présente leurs musiciens puis son frère Ron (qui écrit et compose les chansons), à nouveau et avec fierté. C’est un tendre et pudique témoignage d’amour fraternel. Comment..c’est déjà fini ? C’est passé si vite ! Quoique.. Les deux frères et leurs musiciens reviennent donc pour un rappel comprenant deux morceaux récents: The girl is crying in her latte et All that, avec lequel ils concluent leurs sets depuis quelques temps.

Russell nous dit à la fin que cette soirée a été “extraordinaire”. C’est le moins qu’on puisse dire…

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2 Comments

  1. says: Alan Lord

    merci Imara – surtout pour tes dessins – Alfred E. Newman ha ha – j’ai vu Sparks en 1975 – la tournée Propaganda – j’espère pouvoir les revoir de nouveau.

    1. says: Imara Azzi

      Merci pour votre gentil commentaire Alan. Ça devait être génial de voir Sparks à cette époque, Propaganda est un de mes disques préférés du groupe. Si vous en avez l’occasion n’hésitez pas à les revoir, ils sont encore très bien aujourd’hui.

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